Lundi 13 février 2012
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10:35
"L'humanité est une maladie dont est atteinte la planète"...
(Empreinte video sur FR 5)
"Le corps malade de la laïcité"...
(service public France inter le 13-02 2012)
"La France est malade de son 'Etat providence'..."
Place à la médecine!
Donc, circulez, il n'y a rien à voir, ni à discuter!
La métaphore de la maladie exclut toute recherche sérieuse des causes des problèmes posés.
Protagoras, reviens! Ils disent n'importe quoi!
La Fontaine dans la fable "Les animaux malades de la peste" montre comment la recherche de la cause hors de la
raison et du réel, et mêlée à la mauvaise foi, produit impasse et injustice: La peste ne
sera pas combattue et un pauvre hère finira pendu, bouc-émissaire facile. La cause réelle et la prise des mesures en conséquence sont
éludées.
Ainsi, la cause de pratiquement tous les maux dont souffre l'humanité est éludée par cette même mauvaise foi et finit par ne jamais être
nommée:
-Qu'est-ce qui tue les sans-abris l'hiver?
-Le froid! répondent les médias officiels!
-Non!
C'est la misère provoquée par le talon de fer du capitalisme qui tue!
B'
LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE
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Un mal qui répand la terreur,
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Mal que le Ciel en sa fureur
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Inventa pour punir les crimes de la terre,
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La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
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Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
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Faisait aux animaux la guerre.
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Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
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On n'en voyait point d'occupés
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A chercher le soutien d'une mourante vie ;
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Nul mets n'excitait leur envie ;
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Ni Loups ni Renards n'épiaient
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La douce et l'innocente proie.
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Les Tourterelles se fuyaient ;
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Plus d'amour, partant (4) plus de joie.
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Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
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Je crois que le Ciel a permis
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Pour nos péchés cette infortune ;
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Que le plus coupable de nous
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Se sacrifie aux traits du céleste courroux ;
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Peut-être il obtiendra la guérison commune.
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L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
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On fait de pareils dévouements :
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Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
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L'état de notre conscience.
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Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
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J'ai dévoré force moutons ;
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Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
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Même il m'est arrivé quelquefois de manger
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Le Berger.
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Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
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Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi
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Car on doit souhaiter selon toute justice
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Que le plus coupable périsse.
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Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
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Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
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Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce.
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Est-ce un péché ? Non non. Vous leur fîtes, Seigneur,
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En les croquant beaucoup d'honneur;
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Et quant au Berger, l'on peut dire
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Qu'il était digne de tous maux,
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Etant de ces gens-là qui sur les animaux
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Se font un chimérique empire.
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Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
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On n'osa trop approfondir
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Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances
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Les moins pardonnables offenses.
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Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples Mâtins ,
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Au dire de chacun, étaient de petits saints.
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L'Âne vint à son tour, et dit : J'ai souvenance
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Qu'en un pré de Moines passant,
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La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
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Quelque diable aussi me poussant,
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Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
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Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
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A ces mots on cria haro sur le Baudet.
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Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
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Qu'il fallait dévouer ce maudit Animal,
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Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
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Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
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Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
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Rien que la mort n'était capable
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D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
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Selon que vous serez puissant ou misérable,
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Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir
Par Barb'
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Publié dans : coup de g...!
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