Partager l'article ! CITATIONS CLASSEES PAR AUTEUR: ABELARD sic omnes patres at ego non sic" est assez difficilement traduisible littéralement ; ...
sic omnes patres at ego non sic"
est assez difficilement traduisible littéralement ; on pourrait dire "que m'importe l'opinion des pères, j'ai la mienne propre" (en gros)
AESOP fables
A trumpeter, who had bravely led the charging soldiers of his regiment, was taken prisoner in battle and begged hard for mercy from his captors.
"Spare me, good sirs, I beseech you!" he cried.
"There's no reason to put me to death. I haven't killed anyone, and I was not carrying any weapons. The only thing I have with me is the trumpet."
"But that's the very reason", said his captors, "why you shall die. Even though you don't fight yourself, your trumpet stirs the soldiers and instils them with a spirit to fight and shed blood."
He who stirs others to go to war and cause bloodshed is worse than those who take part in it.
The by who went swimming
Advice without practical help leads nowhere.
ANALOGIE:
Jugement, raisonnement par analogie, qui conclut d'une ressemblance partielle à une autre ressemblance plus générale ou totale. - Induction.
En mathématique:
Si a = b
et b = c
On en conclut que a = b
RAISONNEMENT DANGEREUX hors du domaine des mathématiques!
Wer kämpft, kann verlieren. Wer nicht kämpft, hat schon verloren. (grandes manifestations en Allemagne)
Celui qui se bat peut perdre. Celui qui ne se bat pas a déjà perdu.
extrait de Prélude au temps des cerises 1932
Je chante le Guépéou qui se forme
En France à l’heure qu’il est
Je chante le guépéou nécessaire de France
Je chante les Guépéous de nulle part et de partout
Je damnde un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
Demandez un Guépéou pour préparer la fin d’un monde(…)
Vive le Guépéou.
BALZAC
Sur le journalisme dans Splendeur et misère des courtisanes 1838
Quiconque a trempé dans le journalisme, ou y trempe encore, est dans la nécessité cruelle de saluer les hommes qu'il méprise, de sourire à son meilleur ennemi, de pactiser avec les plus fétides bassesses, de se salir les doigts en voulant payer ses agresseurs avec leur monnaie. On s'habitue à voir faire le mal, à le laisser passer, on commence par l'approuver, on finit par le commettre. A la longue, l'âme, sans cesse maculée par de honteuses et continuelles transactions, s'amoindrit, le ressort des pensées nobles se rouille, les gonds de la banalité s'usent et tournent d'eux-mêmes.
(…) Les caractères se détrempent, les talents s'abâtardissent, la foi dans les belles œuvres s'envole. Tel qui voulait s'enorgueillir de ses pages se dépense en de tristes articles que sa conscience lui signale tôt ou tard comme de mauvaises actions. On était venu pour être un grand écrivain, on se trouve un impuissant folliculaire.
BEAUMARCHAIS Le Mariage de Figaro ou la Folle Journée 1784
Figaro: seul, se promenant dans l'obscurité, dit du ton le plus sombre (…) Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!…noblesse, fortune, un rang, des places; tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. Du reste, homme assez ordinaire! Tandis que moi, morbleu! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes; (…)
Comment avoir de l'ordre dans un Etat sans religion?…la société ne peut exister dans unEtat sans religion. La société ne peut exister sans l'inégalité des fortunes, et l'inégalité des fortunes ne peut exister sans la religion. Quand un homme meurt de faim à côté d'un autre qui regorge, il lui est impossible d'accéder à cette différence s'il n'y a pas là une autorité qui lui dise "Dieu le veut ainsi, il faut qu'il y ait des pauvres et des riches dans le monde; mais ensuite et pendant l'éterenité le parta&ge sera fait autrement…
Sage nicht niemals sondern heute noch.
Plus nous arrachons de choses à la nature grâce à l'organisation du travail, aux grandes découvertes, aux inventions, plus nous tombons, semble-t-il dans l'insécurité de l'existence.
Ce n'est pas nous qui dominons les choses, semble-t-il, mais les choses qui nous dominent.
Or cette apparence subsiste parce que certains hommes, par l'intermédiaire des choses, dominent d'autres hommes.
Nous ne serons libérés des puissances naturelles que lorsque nous serons libérés de la violence des hommes. Si nous voulons profiter en tant qu'hommes de notre connaissance de la nature, il nus faut ajouter à notre connaissance de la nature, la connaissance de la société humaine.
La Solution (juin 1953, après le soulèvement des ouvriers à Berlin)
Après le soulèvement du 17 juin
Le Secrétaire de l’Union des Ecrivains
Fit distribuer des tracts dans la Stalinallee
On y lisait que le Peuple
Avait perdu la confiance du Gouvernement
Et ne pourrait la regagner
Que grâce à des efforts redoublés. Dans ce cas
Ne serait-il pas plus simple pour le
Gouvernement
De dissoudre le Peuple
Et d’en élire un autre?
In "la résistible ascension d'Arturo Ui".
Les contribuables ont le droit de dire ce qu'il convient d'enseigner[…], d'orienter ou congédier ceux qu'ils emploient comme enseignants ou directeurs d'école. La main qui rédige le chèque administre l'école, et un enseignant n'a aucunement le droit d'enseigner ce qui ne convient pas à ses employeurs.
BUFFON Histoire naturelle de l’homme,«Variétés dans l’espèce humaine »,
Histoire naturelle, 111,1749, p. 529-530
Tout concourt donc à prouver que le genre humain n’est pas composé d’espèces essentiellement différentes entre elles, qu’au contraire il n’y a eu originairement qu’une seule espèce d’hommes, qui s’étant multipliée et répandue sur toute la surface de la Terre a subi différents changements par l’influence du climat, par la différence de la nourriture, par celle de la manière de vivre, par les maladies épidémiques, et aussi par le mélange varié à l’infini des individus plus ou moins ressemblants que d’abord ces altérations n’étaient pas si marquées, et ne produisaient que des variétés individuelles qu’elles sont ensuite devenues variétés de l’espèce, parce qu’elles sont devenues plus générales, plus sensibles et plus constantes par l’action continuée de ces mêmes causes qu’elles se sont perpétuées et qu’elles se perpétuent de génération en génération, comme les difformités ou les maladies des pères et mères passent à leurs enfants et qu’enfin, comme elles n’ont été produites originairement que par le concours de causes extérieures et accidentelles, qu’elles n’ont été confirmées et rendues constantes que par le temps et l’action continuée de ces mêmes causes, il est très probable qu’elles disparaîtraient aussi peu à peu, et avec le temps, ou même qu’elles deviendraient différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui, si ces mêmes causes ne subsistaient plus, ou si elles venaient à varier dans d’autres circonstances et par d’autres combinaisons.
CHILDERS Erskine The riddle of the sand
I have read of men who, when forced by their calling to live for long periods in utter solitude(…) have made it a rule to dress regularity for dinner in order to maintain their self-respect and prevent a relapse into barbarism.
Clausewitz Carl von
La guerre ,c’est la continuation de la politique par d’autres moyens. L’intervention politique est la fin et la guerre le moyen, et l’on ne peut concevoir le moyen indépendamment de la fin.
COMMUNE de Paris Serment de l'Assemblée du 10 mars 1871
Plus de rois, plus de maîtres, plus de chefs imposés, mais des agents constamment responsables et révocables à tous les degrés du pouvoir.
CONDORCET "Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain" 1793
L'égalité d'instruction que l'on peut espérer d'atteindre, mais qui doit suffire, est celle qui exclut toute dépendance, ou forcée, ou volontaire.
Civis sum
Dans un Etat bien fait, la nation ferait marcher le gouvernement comme un cocher qu'on paie, et qui doit nous mener non où il veut, comme il veut, mais où nous prétendons aller et par le chemin qui nous convient.
(LA) CROIX 20 juillet 2001
La mondialisation "ne procède pas d'un funeste projet concocté par des affameurs. Elle est un fait. On ne lutte pas contre un fait."
“Pourquoi l’Eglise intervient-elle sur la mondialisation ?“ interroge La Croix.
Réponse: “en fonction d’un principe clairement formulé par Jean-Paul Il, an 1998, lors de son message pour la paix (Documentation catholique n0 2173). L’humanité est appelée par Dieu à former une unique famille. Dans ce contexte, la mondialisation offre une chance prometteuse, à condition qu’elle aille de pair avec la solidarité. (…) L’encyclique Centesimus annus de juin 1991 reconnaît “le rôle fondamental et positif de l’entreprise, du marché, de la propriété privée”. (...) Face à la mondialisation, l’Eglise (…) entend (...) être associée a toutes les réflexions au niveau mondial (..) veut être un acteur international(...) Elle a des représentants permanents auprès des organismes internationaux de l’ONU, elle participe à toutes les grandes conférences mondiales.”
Libération du même jour cite un père jésuite qui explique que «plus de 250 congrégations (religieuses) ont décidé de se mobiliser à l’occasion du sommet de Gênes.”
DARWIN
Quelques-uns, et j'en fais partie prient pour que malgré la perte de millions de vies, le Nord proclame une croisade contre l'esclavage. A la fin, un million d'horribles morts trouveraient une compensation dans la cause de l'humanité…Combien j'aimerais voir aboli cet insigne fléau de la Terre: l'esclavage.
Les Aborigènes américains, les Noirs et les Européens sont aussi différents les uns des autres que trois races peuvent l'être, et pourtant, vivant avec les Fuégiens à bord du Beagle, j'étais constamment frappé par les nombreux petits traits de caractère qui montraient à quel point leur esprit était semblable au nôtre.
Encyclopédie: Ce mot signifie enchaînement de connaissances en en, kuklos cercle, paideia connaissance
Il faut tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement.
Réfutation d'Helvétius (publ. 1783-1786),
Tome I, section IV, chap. 2, page 18Le gouvernement arbitraire d’un prince juste et éclairé est toujours mauvais. Ses vertus sont la plus dangereuse et la plus sûre des séductions : elles
accoutument insensiblement un peuple à aimer, à respecter, à servir son successeur, quel qu’il soit, méchant et stupide. Il enlève au peuple le droit de délibérer, de vouloir ou ne vouloir pas,
de s’opposer même à sa volonté, lorsqu’il ordonne le bien; cependant ce droit d’opposition, tout insensé qu’il est, est sacré : sans quoi les sujets ressemblent à un troupeau dont on méprise
la réclamation, sous prétexte qu’on le conduit dans de gras pâturages. En gouvernant selon son bon plaisir, le tyran commet le plus grand des forfaits. Qu’est-ce qui caractérise le despote ?
Est-ce la bonté ou la méchanceté ? Nullement. Ces deux notions n’entrent seulement pas dans sa définition. C’est l’étendue et non l’usage de l’autorité qu’il s’arroge. Un des plus grands
malheurs qui pût arriver à une nation, ce seraient deux ou trois règnes d’une puissance juste, douce, éclairée, mais arbitraire : les peuples seraient conduits par le bonheur à l’oubli
complet de leurs privilèges, au plus parfait esclavage. Je ne sais si jamais un tyran et ses enfants se sont avisés de cette redoutable politique; mais je ne doute aucunement qu’elle ne leur eût
réussi. Malheur aux sujets en qui l’on anéantit tout ombrage sur leur liberté, même par les voies les plus louables en apparence ! Ces voies n’en sont que plus funestes pour l’avenir. C’est
ainsi que l’on tombe dans un sommeil fort doux, mais c'est un sommeil de mort, pendant lequel le sentiment patriotique s’éteint, et l’on devient étranger au gouvernement de l’État. Supposez aux
Anglais trois Élisabeth de suite, et les Anglais seront les derniers esclaves de l’Europe.
DOSTOIEVSKI Les possédés
(…) Avant tout, on abaisse le niveau de l’instruction, des sciences et des talents. Le niveau élevé n’est accessible qu’aux talents; donc, pas de talents. Les hommes de talent s’emparent toujours du pouvoir et deviennent des despotes. Ils ne peuvent faire autrement; ils ont toujours fait plus de tort que de bien. il faudra les bannir ou les mettre à mort. Cicéron aura la langue arrachée, Copernic aura les yeux crevés, Shakespeare sera lapidé. Voilà le chigaliovisme ! Les esclaves doivent être égaux. Sans despotisme il n’ y a jamais eu encore ni liberté ni égaillé. Or l’égalité doit régner dans le troupeau. Voilà le chigaliovisme. Ha! ha! ha!... Cela vous étonne?
Il s’agit d’établir I ‘obéissance. La seule chose qui manque au monde, c’est l’obéissance. La soif d'instruction est déjà une soif aristocratique. A peine laisse-ton s’installer la famille ou l’amour, que naît aussitôt le désir de la propriété. Nous tuerons ce désir: nous développerons l’ivrognerie, la calomnie, la délation; nous plongerons les hommes dans une débauche inouïe, nous détruirons dans l’œuf tout génie (...)
Les esclaves doivent avoir des maîtres. Obéissance complète, dépersonnalisation absolue; mais tous les trente ans, Chigaliov autorise les convulsions; et alors, tous se jetteront les uns sur les autres et s’entredévoreront; mais, jusqu’à une certaine limite seulement, uniquement pour vaincre l’ennui. L’ennui est un sentiment aristocratique. La société de Chigaliov ne connaîtra plus les désirs. A nous le désir et la souffrance; aux esclaves, le chigaliovisme (...)
Savez-vous que j’ai songé à livrer le monde au pape? Qu'il sorte nu-pieds et se montre à la populace: Voyez à quoi l’on m’a réduit!” Et tous le suivront, même Tarrnée. Le pape au sommet, nous autour, et au-dessous de nous, les masses soumises au régime de Chigaliov (...)
Non seulement ceux qui égorgent et incendient travaillent pour nous, ceux qui manient le revolver à la manière classique ou bien les enragés qui se mettent à mordre(...)Je suis un gredin et non un socialiste (...)L’avocat qui défend un meurtrier cultivé en indiquant qu'il était plus instruit que ses victimes et se trouvait dans l’obligation de tuer pour se procurer de l’argent, celui-là est des nôtres. Les écoliers qui assassinent un moujik, par goût des sensations extraordinaires, sont des nôtres. Les jurés qui acquittent les criminels à tour de bras sont des nôtres (...)
Déjà, le Dieu russe a dû céder devant l’eau-de-vie bon marché. Le peuple boit Les mères boivent, les enfants boivent, les églises sont désertées, et qu’entendons-nous dans les tribunaux villageois? Un seau d’eau-de-vie, sinon deux cents verges (...)
Mais nous avons besoin pour le moment d’une ou deux générations de débauchés; nous avons besoin d’une corruption inouïe, ignoble, qui transforme l’homme en un insecte immonde, liche, cruel et égoïste (…) Et avec cela, on leur donnera un peu de “sang frais”, pour qu'ils y prennent goût (...)
Nous proclamerons la destruction... Nous allumerons des incendies!... Nous répandrons des légendes(..)
C’est alors que commencera le gâchis. Ce sera un chambardement comme jamais encore le monde n’en aura vu.,. Une brume épaisse descendra sur la Russie. - La terre pleurera ses anciens dieux. - . Et alors, nous ferons apparaître. qui?
-Le tsarévitch Ivan.
ENGELS Friedrich
Nous arrivons donc à la conclusion que, d'une façon qu'il appartiendra aux savants de l'avenir de mettre en lumière, la chaleur rayonnée dans l'espace doit nécessairement avoir la possibilité de se convertir en une autre forme de mouvement, sous laquelle elle peut derechef se concentrer et redevenir active. Ainsi tombe la difficulté essentielle qui s'opposait à la reconversion de soleils morts en nébuleuses incandescentes.
Ce fut donc une nouvelle preuve du haut niveau de l’intelligence politique instinctive de la classe ouvrière française que le fait que, dès le 16 mai dernier la grande conjuration des trois fractions monarchistes déclara la guerre à la république, les ouvriers, comme un seul homme, firent du maintien de la République leur tâche immédiate la plus importante. Sans doute se comportaient-ils, en agissant ainsi comme l’appendice de républicains bourgeois et des radicaux, mais une classe ouvrière qui ne dispose ni d’une presse, ni de possibilités de se réunir, ni de clubs ou d’associations politiques, que peut-elle être d’autre, sinon l’appendice du parti radical bourgeois ? Que peut-elle faire d’autre pour obtenir son indépendance politique que de soutenir le seul parti qui s’est chargé à assurer au peuple en général et donc aux ouvriers des libertés telles qu’elles les autorisent à avoir une organisation indépendante ?…
…aussi méprisable que puisse être l’actuel gouvernement républicain en France, la consolidation définitive de la république a au moins fourni aux ouvriers français le terrain sur lequel ils peuvent s’organiser en parti politique indépendant et disputer leurs prochaines batailles non pas pour le profit d’autres qu’eux, mais bien pour leur profit propre ; elle a en même temps fourni e terrain sur lequel ils peuvent s’allier à la masse des paysans qui jusqu’à présent leur étaient hostiles et faire de leurs victoires futures non plus, comme c’était jusqu’ici le cas, de brefs triomphes de Paris sur la France, mais des triomphes définitifs de toutes les classes opprimées de France sous la conduite des ouvriers de Paris et des grandes villes de province…
Ah, mais nous avons la république en France, vous diront les ex-radicaux- chez nous, c’est autre chose, nous pouvons utiliser le gouvernement pour des mesures socialistes ! – La république, vis-à-vis du prolétariat, ne diffère de la monarchie qu’en ceci qu’elle est a forme politique toute faite pour la domination future du prolétariat. Vous avez l’avantage sur nous que vous l’avez là ; nous autres, nous devrons perdre 24 heures pour la faire. Mais la république, comme toute autre forme de gouvernement, est déterminée par ce qu’elle contient ; tant qu’elle est la forme de la domination bourgeoise, elle nous est tout aussi hostile que n’importe quelle monarchie (sauf les formes de cette hostilité). C’est donc une illusion toute gratuite que de la prendre pour une forme socialiste par son essence ; que de lui confier, tant qu’elle est dominée par la bourgeoisie, des missions socialistes. Nous pourrons lui arracher des concessions, mais jamais la charger de l’exécution de notre besogne à nous. Encore si nous pouvions la contrôler par une minorité assez forte pour qu’elle pût se changer en majorité d’un jour à l’autre.
Lettre à Wilhelm Liebknecht, à Leipzig Londres 2 juillet 1877.
…c’est pourtant de la plus grande importance pour l’évolution de la France que la paix actuelle se déroule jusqu’au prochain mouvement ouvrier sous le régime d’une république bourgeoise où Gambetta & Cie soient amenés à se ridiculiser au lieu que ce soit, comme ce fut déjà le cas, sous la pression impérialiste où ils retrouveront leur popularité et reviendront à la tête le jour où ça éclatera ; qu’enfin cesse la bataille devenue absurde en France au sujet de la forme de l’Etat et que la république se révèle telle qu’elle est en réalité : la forme classique de la domination de la bourgeoisie et en même temps celle du début de sa décomposition.
Lettre d’Engels à Marx 1859
Darwin, que je suis en train de lire, est remarquable. La téléologie, dans un sens, n’avait pas encore été réduite à néant ; c’est chose faite maintenant. En outre, jamais il n’y a eu de tentative aussi considérable pour prouver l’existence d’une évolution historique dans la nature.
FERRY Jules
Devant le Sénat en 1883
Nous avons promis la neutralité religieuse, nous n’avons pas promis la neutralité philosophique, pas plus que nous n’avions promis la neutralité politique.
Lettre aux instituteurs 1883
Comment n’aimeriez-vous pas et ne feriez-vous pas aimer dans votre enseignement et la Révolution et la République ? Cette politique-là, c’est une politique nationale ; et vous pouvez et vous devez la faire entrer dans l’esprit des jeunes enfants.
France Anatole
Monsieur Bergeret à Paris 1901
Il n'y a plus beaucoup de républicains en France. La République n'en a pas formé. C'est le gouvernement absolu qui forme les républicains. Sur la meule de la royauté ou du césarisme s'aiguise l'amour de la liberté, qui s'émousse dans un pays libre, ou qui se croit libre. Ce n'est guère l'usage d'aimer ce qu'on a.
Galton Francis, fondateur britannique de l’eugénisme (1822-1911.
Comme il est facile d’obtenir par une sélection soigneuse une race stable de chiens ou de chevaux doués d’aptitudes particulières à la course (...), il serait tout à fait possible de produire une race humaine surdouée par des mariages judicieux pendant plusieurs générations.
Guillaume d'Orange
Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.
G.S. HALL Fondateur de la psychologie expérimentale aux USA
Inspirateur avec Dewey/ Kilkpatrick de la pédagogie de projet
"Nous devons dépasser le fétichisme de l'alphabet, de la table de multiplication, de la grammaire des gammes, du livre, et nous devons nous dire que nos ancêtres étaient, il y a quelques générations illettrés... Que Cornélie, Ophélie, Béatrice et même la bienheureuse Mère de Notre-Seigneur ne savaient ni lire ni écrire".
(Extrait de " Children's lies" 1890)
Han FEIZI
Ni Yue, un homme de Song, excellait dans l'art d'argumenter. Il tenait que "cheval blanc n'est pas un "cheval", se rattachant aux argumentateurs de l'académie Jixia de Qi. Le jour où, monté sur un cheval blanc, il voulut passer la douane, il lui fallut malgré tout s'acquitter de la taxe sur les chevaux ...
HEINE Heinrich
Neue Gedichte
Jamais au grand jamais, je ne regretterai
Les jardins du paradis;
Ce n'était pas un vrai paradis-
Car il y avait des arbres interdits.
Je veux mon plein droit à la liberté!
Si quelque chose vient la restreindre,
Alors ce qui était paradis
Devient pour moi prison et enfer.
Das Meer erstrahlt im Sonnenschein,
Als ob es golden wär.
Ihr Brüder, wenn ich sterbe,
Versenkt mich in das Meer.
Hab immer das Meer so lieb gehabt,
Es hat mit sanfter Flut
So oft mein Herz gekühlet;
Wir waren einander gut.
(d') HOLBACH
La contagion sacrée chapitre VI 1768
La faiblesse , l'ignorance, les vices et la méchanceté des princes les mirent presque toujours dans l'impossibilité de se passer des secours du sacerdoce; ils en eurent besoin pour tyranniser plus sûrement et contenir des sujets que leurs caprices et leurs folies faisaient gémir sans cesse. privés de lumières et de talents, engourdis dans la mollesse, engourdis dans les grandeurs, trompés dans la flatterie, et plus souvent encore emports par des passions auxquelles ils n'avaient point appris à résister, les souverains ne connurent presque jamais leurs devoirs, les rapports nécessaires qui subsistaient entre eux et leurs sujets, les mobiles qu'il fallait employer pour les faire concourir aux vues de la politique, les intérêts qui les liaient à leurs peuples, les lois qui convenaient le mieux à leurs besoins. En un mot, ils ignorèrent presque toujours en quoi consiste la vraie puissance d'un Etat et la vraie grandeur d'un souverain; il fallut régner par le préjugé secondé de la force; le caprice fut leur unique loi; un pouvoir sans bornes fut l'objet de tous leurs vœux, et, de"venus les ennemis les plus cruels de leurs peuples, il fallut chercher des moyens surnaturels pour les contenir, pour les empêcher de résister au mal qu'on leur faisait éprouver, enfin pour éteindre dans les cœurs l'amour du bien-être et de la liberté. Il n'y eut que la religion qui pût opérer ces miracles; c'est à elle seule qu'il appartient de triompher de la raison, d'étouffer la nature et de rendre les peuples complices des maux dont ils sont accablés. Par son secours les souverains devinrent pour la plupart des tyrans et crurent n'avoir point à craindre les inconvénients de la tyrannie.
Le système de la nature chapitre I, 7
Des âmes physiques et des besoins physiques demandent un bonheur physique et des objets réels et préférables aux chimères dont depuis tant de siècles on repaît nos esprits.
Ceux qui ont distingué l'âme du corps, ne semblent avoir fait que distinguer son cerveau de lui-même.
GARIBALDI
Semblables aux plantes parasites, ils veulent vivre et manger aux dépens des autres et non contents de manger comme un, ils prétendent manger comme cent
GOETHE
Faust
Im Anfang war die Tat.
Campagne de France Valmy, 19 septembre 1792
De ce lieu et de ce jour commence une nouvelle époque de l'histoire du monde et vous pourrez dire que vous y étiez.
à Eckermann le 4 janvier 1824
J'étais aussi parfaitement convaincu qu'aucune grande révolution n'est jamais la faute du peuple, mais bien celle du gouvernement. les révolutions sont absolument impossibles lorsque les gouvernements, sans cesse justes et vigilants, les préviennent par des réformes opportunes et ne résistent pas jusqu'au moment où le nécessaire est obtenu de force par une révolte par une révolte venue d'en bas.
(…) un ami de l'ordre établi n'est souvent qu'un ami de ce qui est périmé et mauvais. or le temps évolue perpétuellement et les choses humaines ont tous les cinquante ans une autre forme, de sorte qu'une institution parfaite en 1800 est peut-être déjà défectueuse en 1850.
Le Divan
GOULD Stephen Jay
Et Dieu dit: "Que Darwin soit!" p 146
(…)les questions scientifiques ne sauraient en aucun cas être tranchées par voie de scrutin.
HUGO Victor (1802-1885)
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Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules.
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement,
dans la même prison, le même mouvement.
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête, jamais on ne joue.
Aussi, quelle pâleur! La cendre est sur leurs joues.
"
lettre à son éditeur de la traduction italienne des Misérables le 18 octobre
Faisons passer son examen à votre ordre social, prenons-le où il en est et tel qu'il est, voyons son flagrant délit, montrez-moi la femme et l'enfant. C'est à la quantité de protection qui entoure ces êtres faibles que se mesure le degré de civilisation.
La loi Falloux, c'est mettre un gendarme partout où il n'y a pas un jésuite.
(Extrait d’une lettre à M. TREBOIS, Président de la Société des écoles laïques)
«( …)Quant à moi, je vois clairement deux faits distincts, l’éducation et l’instruction . L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’Etat qui la doit. L’enfant veut être élevé par la famille et instruit par la patrie. Le père donne à l’enfant sa foi ou sa philosophie ; l’Etat donne à l’enfant l’enseignement positif.
De là , cette évidence que l’éducation peut être religieuse et que l’instruction doit être laïque. Le domaine de l’éducation, c’est la conscience ; le domaine de l’instruction, c’est la science. Plus tard, dans l’homme fait, ces deux lumières se complètent l’une par l’autre.(…)
ICONOCLASTIE Exode (XX,4)
Tu ne feras point d'images taillées, ni aucune représentation des choses qui sont en haut dans le ciel, ici-bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessus de la terre.
1798-1998 National Commemoration
- The Tree of Liberty
- What is that in your hand?
- It is a branch.
- Of what?
- Of the Tree of Liberty.
- Where did it first grow?
- In America.
- Where does it bloom?
- In France.
- Where did the seeds fall?
- In Ireland.
[1798-1998 Commémoration Nationale
- l'arbre de la liberté
- qu'est-ce que c'est dans votre main ?
- c'est une branche. - de quoi ?
- de l'arbre de la liberté. - où s'est-elle développée la première fois ? - En Amérique. - où fleurit-elle ? - En France. - où les graines sont-elles tombées ? - En Irlande.]
JARRY Alfred
Ubu roi 1896
Père Ubu- J'ai l'honneur de vous annoncer que pour enrichir le royaume je vais faire périr tous les Nobles et prendre leurs biens[…] Amenez le premier Noble et passez-moi le crochet à Nobles. Ceux qui seront condamnés à mort, je les passerai dans la trappe, ils tomberont dans les sous-sols du Pince-Porc et de la Chambre-à-Sous, où on les décervèlera. (III,2)
JAURES Jean
Le suffrage universel ne pourra devenir une vérité universelle que lorsqu’il sera fondé sur l’universelle propriété sociale.
La république doit être laïque et sociale, et elle restera laïque parce qu’elle aura su rester sociale. (1904)
JESUS
à Thomas l'Incrédule
KANT Emanuel
ballade de Königsberg
(…) moi, je n'y crois pas, les élites ne doivent pas croire en Dieu, mais les pauvres doivent y croire parce que c'est un facteur de paix sociale.
LA FONTAINE
L'homme et la couleuvre
On en use ainsi chez les grands:
La raison les offense; ils se mettent en tête
Que tout est né pour eux, quadrupèdes et gens,
et serpents.
Si quelqu'un desserre les dents,
c'est un sot-J'en conviens: mais que faut-il donc faire?
-Parler de loin , ou bien se taire.
LAPLACE
Rapporté par Victor Hugo : «M. Arago avait une anecdote favorite. Quand Laplace eut publié sa Mécanique céleste, disait-il, l'empereur le fit venir. L'empereur était furieux. " ? Comment, s'écria-t-il en apercevant Laplace, vous faites tout le système du monde, vous donnez les lois de toute la création et dans tout votre livre vous ne parlez pas une seule fois de l'existence de Dieu ! Sire, répondit Laplace, je n'avais pas besoin de cette hypothèse."»
LE ROY Eugène
Jacquou le Croquant
Nos bonnes gens de par là, qui ont vu leurs anciens ne sachant ni A ni B, et qui sont eux-mêmes aussi ignorants, disent qu'il n'est pas besoin d'en savoir tant pour cultiver la terre; mais ils se trompent. Un paysan un peu instruit en vaut deux, sans compter que celui qui ne connaît pas l'histoire de son pays, ni sa géographie, n'est pas français, pour ainsi parler: il est Fanlacois, s'il est de Fanlac, et voilà tout.
(…) je conviens bien que c'est une grande et belle chose que de pardonner à ses ennemis et de ne pas chercher à se venger; seulement, il faudrait que le pardon fût réciproque entre deux ennemis, parce que, si l'un pardonne et l'autre non, la partie n'est plus égale. Comme disait le chevalier: Lorsqu'on se fait brebis, le loup vous croque.
Li si (Premier ministre du premier empereur Qin) et Han Feizi. - école des légistes (faja)
" S’il fallait attendre qu’on eut trouvé un bois qui fut droit naturellement, on n’arriverait pas à faire une flèche en cent générations. S’il fallait attendre qu’on eut trouvé un bois qui fut rond naturellement, on n’arriverait pas à faire une roue en mille générations ".
LUTHER KING Martin
« J'ai fait un rêve qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité »
Le prototype du patriote professionnel apatride, celui qui a atteint une espèce de grandeur dans le maniement du bénitier stalinien, est le nommé Louis Aragon,
poète par la grâce des dieux, clarinette par la grâce de saint Joseph,, ex-dadaïste, ex-surréaliste, ex-auteur du Con d'Irène, du Paysan de Paris, du Traité du Style, ex- lui-même. (...)
"A mort!" a toujours été le cri de prédilection de notre personnage. Même au plus fier de sa jeunesse, il traînait dans son sillon un relent de nécrophilie. L'ombre du gibet se profile tout au
long de sa tortueuse carrière, et c'est à cette ombre qu'il aime rêver. (...) Personne mieux que lui n'a crié "A mort!" lors des tragiques journées de 1937 de Barcelone; personne n'a mieux
dénoncé à la police les militants espagnols anti-staliniens réfugiés en France (...)
Mais qui ne connaît l'homme? Qui n'éprouve de la nausée à se pencher sur l'abîme dans lequel le nommé Louis Aragon n'a cessé de dégringoler cul par dessus tête? Qui ne l'a vu, hier
antimilitariste, aujourd'hui bombant le ventre sous les décorations? Hier, hystériquement internationaliste, aujourd'hui xénophobe à tous crins. Existe-t-il une figure de jonglerie, un tour de
saltimbanque qu'il n'a exécuté? (...)
Et le voici, drapé de tricolore, à cheval sur l'Arc de Triomphe, et torturant de faux alexandrins et de fausses rimes - France et silence - le voici donc de nouveau réclamant la potence pour
quiconque ne sautille point à sa corde (....)
Que le patriote bêlant dont l'oreille et le foie s'épanouissent au cocorico d'Aragon ne se gêne pas; il le trouvera dans la poubelle au bas de mon escalier, et il peut l'y ramasser. Et maintenant
je vais me laver les mains et me rincer la bouche.
MARX Manifeste du Parti communiste 1848
"Partout où elle a conquis le pouvoir, la bourgeoisie a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissent l’homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre lien, entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange ; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l’exploitation que masquaient les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, éhontée, directe, brutale. »
“Considérant qu’il est établi qu’aucun texte de loi ne dénie formellement aux instituteurs le droit de former des syndicats (...).
Les instituteurs syndicalistes croient devoir, dans le but d’éclairer l’opinion publique et le pouvoir législatif sur ce qu’ils se proposent en recherchant la forme syndicale, faire la déclaration suivante:
‘Si l’on admet qu’il soit dans la nature des choses et de l’intérêt supérieur de l’Etat que la capacité syndicale soit refusée aux agents qui détiennent une portion de la puissance publique, on ne saurait s’en prévaloir pour refuser aux instituteurs le droit de se constituer en syndicats. Notre enseignement n’est pas un enseignement d’autorité. Ce n’est pas au nom du gouvernement, même républicain, ni au nom de l’Etat, ni même au nom du Peuple français que l’instituteur confère son enseignement: c’est au nom de la vérité. Les rapports mathématiques, les règles de grammaire, non plus que les faits d’ordre scientifique, historique, moral qui le constituent, ne sauraient dès lors être soumis aux fluctuations d’une majorité.
‘Il découle de ces principes que le corps des instituteurs a besoin de toute son autonomie, et les instituteurs eux-mêmes de la plus large indépendance. Or, cette autonomie du corps enseignant primaire et cette indépendance de ses membres ne peuvent être pleinement réalisés que par la constitution en syndicats des associations professionnelles d’instituteurs.
‘Les instituteurs syndicalistes croient, d’autre part, être dans le sens de l’évolution républicaine en réclamant pour leurs groupements corporatifs la forme syndicale, comme étant la seule qui convienne~ l’organisation démocratique de l’enseignement primaire qu’ils sont résolus à poursuivre.
‘Les instituteurs sont, en effet, décidés à substituer à l’autorité administrative, qui avoue son impuissance devant les ingérences politiques, et aux influences politiques auxquelles ils ont été jusqu’ici obligés d’avoir recours pour corriger les injustices administratives, la force syndicale.
‘Les instituteurs réclament la capacité syndicale pleine et entière. Toutefois, il est profondément injuste d’affirmer que leur préoccupation soit de conquérir le droit de grève. C’est, ils y insistent, dans une pensée d’organisation républicaine qu’ils demandent au pouvoir législatif de leur reconnaître la capacité syndicale.
‘C’est, enfin, pour des raisons morales de l’ordre le plus élevé que les instituteurs réclament le droit de se constituer en syndicats: ils veulent entrer dans les Bourses du travail, ils veulent appartenir à la Confédération générale du Travail.
‘Par leurs origines, par la simplicité de leur vie, les instituteurs appartiennent au peuple. Ils lui appartiennent parce que c’est aux fils du peuple qu’ils sont chargés d’enseigner.
‘Nous instruisons les enfants du peuple, le jour. Quoi de plus naturel que nous songions à nous retrouver avec les hommes du peuple, le soir? C’est au milieu des syndicats ouvriers que nous prendrons connaissance des besoins intellectuels et moraux du peuple. C’est à leur contact et avec leur collaboration que nous établirons nos programmes et nos méthodes.
‘Nous voulons entrer dans les Bourses du travail pour y prendre les belles leçons de vertu corporative, et y donner l’exemple de notre conscience professionnelle.
‘Nous avons, de la forme syndicale, la plus haute conception. Le syndicat ne nous apparaît point créé uniquement pour défendre les intérêts immédiats de ses membres, mais il nous semble qu’il doit se soucier autant de rendre plus profitable à la collectivité la fonction sociale que ses membres remplissent.
‘Les syndicats doivent se préparer à constituer les cadres des futures organisations autonomes auxquelles l’Etat remettra le soin d’assurer sous son contrôle et sous leur contrôle réciproque les services progressivement socialisés.
‘Telle est la conception syndicale que nous voulons porter dans les Bourses du travail. Et telles sont les raisons, d’ordre théorique et d’ordre pratique, pour lesquelles nous demandons au pouvoir législatif de reconnaître aux associations professionnelles d’instituteurs la capacité syndicale.
‘En attendant, nous engageons tous les instituteurs syndicalistes à adhérer aux syndicats déjà existants.”
(M.-T. Laurin (Tortillet),
MELVILLE Herman Billy Budd, Sailor page 18 chaP 3
À l'empire britannique la révolte de Nore était ce qui serait une grève dans les sapeurs-pompiers à Londres menacée par incendie criminel général. À l'empire britannique la révolte de Nore était ce qui serait une grève dans les sapeurs-pompiers à Londres menacée par incendie criminel général. [To the British Empire the Nore mutiny was what a strike in the fire brigade would be to London threatened by general arson. ]
Je ne viens pas prêcher la tolérance : la liberté la plus illimitée de religion est à mes yeux un droit si sacré que le mot de tolérance, qui voudrait l’exprimer, me paraît en quelque sorte tyrannique lui-même, puisque l’autorité qui tolère pourrait ne pas tolérer. » 1789
NEGOCIATIONS/CONCERTATION (in IO)
Concertation, négociation... Quand des organisations syndicales négocient, c'est pour tenter d'améliorer ce qui existe. La concertation est une notion tout à fait différente. Selon le dictionnaire, une concertation est une " politique de consultation des intéressés avant toute décision ", ou bien encore " le fait de se concerter ", c'est-à-dire de " s'entendre pour agir de concert ". Sur les retraites, il n'y a pas eu négociation.
OLIVI Bino ( porte parole de la CE pendant vingt ans) L'Europe difficile; Histoire politique de la Communauté européenne folio histoire
la SUBSIDIARITE (Traités de Maastricht complété et réafirmé par celui d’Amsterdam) contre la démocratie de délégation
Le moment est venu d’affronter l’une des dispositions les plus controversées et les plus délicates du traité sur l’Union, qui a fait l’objet d’examens minutieux et de conflits, entamés durant les négociations et qui se sont poursuivis durant toute l’année 1992. Il s’agit du principe de subsidiarité, qui, nous l’avons vu, figurait déjà dans le projet de traité de l’Union du Parlement européen, et qui est énoncé à l’article 3 B comme suit: «La Communauté agit dans les limites des compétences qui lui sont conférées et des objectifs qui lui sont assignés dans le présent traité. Dans les secteurs qui ne sont pas de sa compétence exclusive la Communauté intervient, selon le principe de subsidiarité, seulement si et dans la mesure où les objectifs de l’action prévue ne peuvent être suffisamment réalisés par les Etats membres et peuvent donc, en raison des dimensions ou des effets de l'action en question, être mieux réalisés au niveau communautaire. L’action de la Communauté ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs du présent traité.»
Aucun texte officiel avant celui-ci n’avait énoncé le principe de manière aussi détaillée, en l'élevant au rang de «commandement » sous forme juridique. Il est valable pour l’application de toutes les normes du traité, appartenant à un des trois piliers.
Historiquement, il s’agit d’un principe éthique affirmé en des temps récents par la doctrine sociale de l’Église (encyclique "Quadragesimo Anno" du pape Pie XI en 1931 et «Mater et Magistra» du pape Jean XXIII en 1961), visant à réguler les rapports de pouvoir entre l’autorité suprême de l'Etat, les secteurs intermédiaires de la société et les familles, ces dernières devant bénéficier d’une autonomie de comportement, conforme aux prescriptions de l’autorité morale et religieuse de l’Église. L’action de l’État et des secteurs intermédiaires devait donc être considérée comme «subsidiaire» à l’égard des familles, cellules de base de la réalité et de la vie chrétienne. Le concept catholique de «civitas propter cives, non cives propter civitatem» a des origines antiques, et il fut repris par les derniers papes pour déterminer les limites de l’activité étatique moderne et défendre en particulier la liberté religieuse et celle de l’Église.
Dans les systèmes étatiques contemporains, la règle de la subsidiarité est présente, en particulier en Allemagne, où le «Subsidiaritäts Prinzip » jouit désormais d’une longue expérience concernant les rapports entre les Lànder et le Bund. Dans les discussions du projet de traité du Parlement européen l’exemple allemand avait joué un rôle important, et la distinction entre compétences « exclusives » et «concourantes» avait été explicitée suivant les lignes des articles 71 et 72 de la Loi fondamentale allemande (Grundgesetz).
Dans l’article 3 B du traité de Maastricht, que nous avons transcrit plus haut, cette distinction n’est pas aussi claire et elle conserve une certaine ambiguïté qui donnera lieu à des discussions infinies, au cours de l’année 1992, après le non danois au référendum. L’ambiguïté concerne, évidemment, les compétences concourantes, les compétences exclusives étant les seules à être clairement indiquées dans l’article 3, qui énumère par ailleurs les compétences concourantes mais sans les distinguer suffisamment. Ce manque d’ordre et de clarté (qui ne faisaient pas défaut dans le projet Spinelli) permet d’expliquer l’âpreté de la controverse dont ce thème fit l’objet.
MESLIER Jean (1664-1729) (Curé à Etrépigny dans les Ardennes)
En vrai philosophe qui a bien connu le seul moyen de tarir partout, en un moment, la source de la plupart des maux qui affligent depuis longtemps l'espèce humaine, je voudrais que le dernier des rois fût étranglé avec les boyaux du dernier des prêtres.
Le vrai péché originel pour les pauvres peuples est de naître, comme ils font, dans la pauvreté, dans la misère, dans la dépendance et sous la tyrannie des grands, il faut les délivrer de ce détestable et maudit péché.
Michel de L'Hospital(1505-1573)
«Ôtons ces mots diaboliques, noms de partis, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes, ne changeons le nom de chrétiens!»
Le chancelier de France Michel de L'Hospital prononça ces mots devant les états généraux d'Orléans, en décembre 1560, dans le vain espoir de rapprocher les Français, prêts à se déchirer au nom de
la religion.
Il réussit à éviter que l'Inquisition (tribunal ecclésiastique) ne soit introduite en France en vue de poursuivre les supposés hérétiques. Il obtint aussi que quelques droits fussent accordés aux
protestants. Mais ses mesures de tolérance n'eurent d'autre effet que d'échauffer les esprits.
Michael Moore - Réalisateur américain. Extraits de Mike contre-attaque,
édition La Découverte. Éditions Paris 2000.
Ce pamphlet anti-Bush vient d'être élu " livre de l'année " en
Grande-Bretagne.
Cher George,
Depuis que tu es président des Etats-Unis de mauvaises langues prétendent que tu te tournes les pouces.
Pourtant, en quelques mois, tu as réussi à :
1. Réduire de 39 millions de dollars le budget des bibliothèques
fédérales.
2. Réduire de 35 millions de dollars le budget du programme de formation
en
>médecine pédiatrique avancée.
3. Réduire de 50 % le budget de la recherche sur les énergies
renouvelables.
>
> 4. Repousser l'émission du règlement réduisant les niveaux " acceptables"
> d'arsenic dans l'eau potable.
>
> 5. Réduire de 28 % le budget du programme de recherche pour des véhicules
> moins polluants et moins consommateurs d'énergie.
>
> 6. Abolir la législation permettant à l'Etat de refuser tout contrat
public
> aux entreprises qui violent les lois fédérales, les lois de protection de
> l'environnement et les règles de sécurit?sur le lieu de travail.
>
> 7. Permettre à la secrétaire de l'Intérieur Gale Norton d'explorer la
> possibilité d'ouvrir les parcs nationaux à l'exploitation forestière et
> minière et aux forages pétroliers et gaziers.
>
> 8. Renier ta promesse de campagne d'investir cent millions de dollars par
an
> dans la protection des forêts tropicales.
>
> 9. Réduire de 86 % le programme communautaire d'accès aux soins, qui
> organisait la coopération des hôpitaux publics, des cliniques privées et
> autres prestataires pour venir en aide aux malades dépourvus d'assurance
> médicale.
>
> 10. Réduire à néant une proposition visant à accroître l'accès du public
aux
> informations sur les conséquences potentielles des accidents chimiques
> industriels.
>
> 11. Réduire de 60 millions de dollars le programme de logements sociaux de
> la fondation d'aide à l'enfance.
>
> 12. Refuser de signer l'accord de Kyoto sur l'effet de serre, contre la
> volonté de 178 pays.
>
> 13. Rejeter un accord international ayant pour but l'application du traité
> de 1972 bannissant les armements microbiologiques.
>
> 14. Réduire de 200 millions de dollars le budget des programmes de
formation
> des travailleurs au chômage.
>
> 15. Réduire de 200 millions de dollars le Fonds pour l'enfance et le
> développement, un programme qui permet aux familles à bas revenus de faire
> garder leurs enfants pendant les heures de travail.
>
> 16. Eliminer la couverture des contraceptifs prescrits médicalement pour
les
> fonctionnaires de l'administration fédérale (alors que le Viagra est
encore
> couvert).
>
> 17. Réduire de 700 millions de dollars le budget de réhabilitation des
> logements sociaux.
>
> 18. Réduire d'un demi-milliard de dollars le budget de l'EPA (Agence de
> protection de l'environnement).
>
> 19. Abolir les directives concernant les règles d'hygiène et de sécurité
sur
> les lieux de travail.
>
> 20. Renier ta promesse de campagne de réguler les émissions de dioxyde de
> carbone qui contribuent fortement à l'effet de serre.
>
> 21. Interdire l'attribution d'aide d'origine fédérale aux organisations
> internationales de planning familial qui fournissent des conseils ou des
> services en matière d'IVG, fussent-elles financées sur fonds propres.
>
> 22. Nommer responsable en matière d'hygiène et de sécurité minières auprès
> du ministère du Travail un ancien dirigeant d'une entreprise minière, Dan
> Laurier.
>
> 23. Nommer sous-secrétaire au ministère de l'Intérieur Lynn Scarlett, un
> fonctionnaire qui ne croit pas à l'effet de serre et qui s'oppose à
> l'introduction de règles plus contraignantes contre la pollution
> atmosphérique.
>
> 24. Approuver le projet controversé du ministre de l'Intérieur Gale
Norton,
> qui consiste à mettre aux enchères des fonds marins proches de la côte est
> de la Floride aux fins d'exploitation pétrolière et gazière.
>
> 25. Prévoir l'autorisation de forages pétroliers dans une aire protégée du
> Montana, la Lewis and Clark National Forest.
>
> 26. Menacer de fermer le Bureau de lutte contre le sida de la
> Maison-Blanche.
>
> 27. Décider de ne plus consulter l'Association américaine du barreau en
> matière de nomination des juges fédéraux.
>
> 28. Refuser toute aide financière aux étudiants condamnés pour des délits
de
> toxicomanie mineurs (alors que les personnes condamnées pour assassinat
ont
> toujours droit à ces aides).
>
> 29. Dégager seulement 3 % du montant défini par les avocats du département
> de la Justice pour le budget alloué aux poursuites de l'administration
> contre l'industrie du tabac.
>
> 30. Faire passer ton projet de baisse d'impôts qui profite, pour 43%, au
1%
> des Américains les plus fortunés.
>
> 31. Signer un décret qui rend beaucoup plus difficile aux Américains
> disposant de revenus faibles ou moyens de se déclarer en faillite
> personnelle, même quand ils font face à des dépenses médicales
> exceptionnelles.
>
> 32. Nommer directeur du personnel de la Maison-Blanche Kay Cole James, une
> adversaire de la discrimination positive en faveur des minorités.
>
> 33. Réduire de 15,7 millions de dollars le budget du programme contre la
> maltraitance des mineurs.
>
> 34. Proposer l'élimination du programme Lire, c'est fondamental, qui
> permettait de distribuer gratuitement des livres aux enfants de familles
> pauvres.
>
> 35. Stimuler le développement d'armements "micronucléaires " destinés à
> atteindre les cibles souterraines, et ce en violation du traité
> d'interdiction complète des essais nucléaires.
>
> 36. Essayer d'éliminer une législation protégeant 24 millions d'hectares
de
> forêts contre toute forme d'exploitation forestière et contre la
> construction de routes.
>
> 37. Nommer responsable du contrôle des armements et des questions de
> sécurité internationale John Bolton, adversaire des traités de
> non-prolifération et hostile à l'ONU.
>
38. Nommer une dirigeante de Monsanto, Linda Fisher, comme administratrice adjointe de l'Agence de protection de l'environnement.
39. Nommer à un poste de juge fédéral Michael McConnell, dont on connaît bien l'opposition à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
40. Nommer à un poste de juge fédéral Terrence Boyle, adversaire des
droits
civiques.
>
> 41. Eliminer la date butoir de 2004 accordée aux constructeurs
d'automobiles pour développer des prototypes de véhicules plus économes en carburant.
> 42. Nommer à la tête du programme gouvernemental de lutte contre la drogue John Walters, adversaires du traitement des toxicomanes incarcérés.
43. Nommer secrétaire adjoint à l'intérieur J. Steven Giles, bien connu pour son travail au service des lobbies du charbon et du pétrole.
44. Nommer responsable pour l'eau et la recherche scientifique auprès du ministère de l'Intérieur Bennett Raley, adversaire de la législation en faveur de la protection des espèces
menacées.
45. Faire pression pour bloquer les poursuites engagées contre le Japon
par
> les femmes asiatiques ayant servi d'esclaves sexuelles aux troupes
> japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale.
>
> 46. Nommer conseiller juridique de la Maison-Blanche Ted Olson, ton
> principal avocat dans la controverse juridique sur la légalité du scrutin
en
Floride.
>
> 47. Proposer d'accélérer la procédure d'autorisation de la construction de
> raffineries, de barrages et de centrales nucléaires, y compris en
> affaiblissant les critères de protection de l'environnement.
>
> 48. Proposer la vente de zones de forage gazier et pétrolier dans les
aires
> protégées de l'Alaska.
>
> Je crois, cher George, que la France devrait faire voter par l'ONU l'envoi
> de casques bleus aux USA car, visiblement, tu es en train de faire ce
> qu'aucun de tes prédécesseurs n'avait osé faire à ton peuple...
>
> ET PAR VOIE DE CONSEQUENCE A NOUS.
> Alors cesse de faire joujou avec tes soldats et de traiter ceux qui ne
> pensent pas comme toi comme des ennemis.
> Allez, George, rentre chez toi et arrête de faire peur à nos enfants avec
> tes bruits de bottes.
>
> Portez vous bien...
Monsieur de MONTALEMBERT : "Qui donc défend l'ordre et la propriété dans nos campagnes ? Est-ce l'instituteur ? Non, c'est le curé... A l'armée démoralisatrice et anarchique des instituteurs, il faut opposer l'armée du clergé."
Montesquieu
Un homme sincère à la cour d'un prince est un homme libre parmi les esclaves. Quoiqu'il respecte le Souverain, la vérité, dans sa bouche, est toujours souveraine, et, tandis qu'une foule de courtisans est le jouet de vents qui règnent et des tempêtes qui grondent autour du trône, il est ferme et inébranlable, parce qu'il s'appuie sur la vérité, qui est immortelle par sa nature et incorruptible par son essence.
« Apologue admirable dans le Mercure, mais mal rendu : Un coq veut monter sur un arbre ; il s'élève, fait mille efforts, et retombe toujours. Il aperçoit un limaçon au haut de l'arbre, il lui demande comment il s'est mis là : « C'est que je sais ramper », dit le limaçon. ». Ou plus loin : « Swift a dit que, dans les hommes, le ramper et le grimper faisaient la même posture. »
« Quoique, dans la démocratie, l'égalité réelle soit l'âme de l'État, cependant elle est si difficile à établir, qu'une exactitude extrême à cet égard ne conviendrait pas toujours. Il suffise qu'on établisse un cens qui réduise ou fixe les différences à un certain point ; après quoi, c'est à des lois particulières à égaliser, pour ainsi dire, les inégalités, par les charges qu'elles imposent aux riches, et le soulagement qu'elles accordent aux pauvres. »
NIEMÔLLER pasteur allemand, poème écrit à Dachau
Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour protester.
OLIVI Bino ( porte parole de la CE pendant vingt ans) L'Europe difficile; Histoire politique de la Communauté européenne folio histoire
Le moment est venu d’affronter l’une des dispositions les plus controversées et les plus délicates du traité sur l’Union, qui a fait l’objet d’examens minutieux et de conflits, entamés durant les négociations et qui se sont poursuivis durant toute l’année 1992. Il s’agit du principe de subsidiarité, qui, nous l’avons vu, figurait déjà dans le projet de traité de l’Union du Parlement européen, et qui est énoncé à l’article 3 B comme suit: «La Communauté agit dans les limites des compétences qui lui sont conférées et des objectifs qui lui sont assignés dans le présent traité. Dans les secteurs qui ne sont pas de sa compétence exclusive la Communauté intervient, selon le principe de subsidiarité, seulement si et dans la mesure où les objectifs de l’action prévue ne peuvent être suffisamment réalisés par les Etats membres et peuvent donc, en raison des dimensions ou des effets de l'action en question, être mieux réalisés au niveau communautaire. L’action de la Communauté ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs du présent traité.»
Aucun texte officiel avant celui-ci n’avait énoncé le principe de manière aussi détaillée, en l'élevant au rang de «commandement » sous forme juridique. Il est valable pour l’application de toutes les normes du traité, appartenant à un des trois piliers.
Historiquement, il s’agit d’un principe éthique affirmé en des temps récents par la doctrine sociale de l’Église (encyclique "Quadragesimo Anno" du pape Pie XI en 1931 et «Mater et Magistra» du pape Jean XXIII en 1961), visant à réguler les rapports de pouvoir entre l’autorité suprême de l'Etat, les secteurs intermédiaires de la société et les familles, ces dernières devant bénéficier d’une autonomie de comportement, conforme aux prescriptions de l’autorité morale et religieuse de l’Église. L’action de l’État et des secteurs intermédiaires devait donc être considérée comme «subsidiaire» à l’égard des familles, cellules de base de la réalité et de la vie chrétienne. Le concept catholique de «civitas propter cives, non cives propter civitatem» a des origines antiques, et il fut repris par les derniers papes pour déterminer les limites de l’activité étatique moderne et défendre en particulier la liberté religieuse et celle de l’Église.
Dans les systèmes étatiques contemporains, la règle de la subsidiarité est présente, en particulier en Allemagne, où le «Subsidiaritäts Prinzip » jouit désormais d’une longue expérience concernant les rapports entre les Lànder et le Bund. Dans les discussions du projet de traité du Parlement européen l’exemple allemand avait joué un rôle important, et la distinction entre compétences « exclusives » et «concourantes» avait été explicitée suivant les lignes des articles 71 et 72 de la Loi fondamentale allemande (Grundgesetz).
Dans l’article 3 B du traité de Maastricht, que nous avons transcrit plus haut, cette distinction n’est pas aussi claire et elle conserve une certaine ambiguïté qui donnera lieu à des discussions infinies, au cours de l’année 1992, après le non danois au référendum. L’ambiguïté concerne, évidemment, les compétences concourantes, les compétences exclusives étant les seules à être clairement indiquées dans l’article 3, qui énumère par ailleurs les compétences concourantes mais sans les distinguer suffisamment. Ce manque d’ordre et de clarté (qui ne faisaient pas défaut dans le projet Spinelli) permet d’expliquer l’âpreté de la controverse dont ce thème fit l’objet.
PAINE Thomas Monument à sa gloire (USA)
The World is my country
To do Good is my religion
It has often been said that anything
may be proved from the Bible; but
before anything can be admitted as
proved by the Bible, the Bible itself
must be proved to be true; for it the
Bible be not true, or the truth of it be
doubtful, it ceases to have authority,
and cannot be admitted as proof of
anything.
Je ne crois pas au dogme qu'enseignent les Eglises juive, romaine, grecque, turque, protestante pas plus qu'en celui d'aucune Eglise que je connaisse. Mon esprit est ma seule Eglise.
PAUL Epître aux Romains
Soumission aux pouvoirs établis:
Que chacun se soumette aux autorités en charge, car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre' l'ordre établi par Dieu.
PINOCHET
réponse à une question de Salvador ALLENDE,le 7 septembre 1973, 4 jours avant le coup d'Etat
Ma fidélité inconditionnelle vous sera toujours acquise, monsieur le Président…
RENAN L'Avenir de la science (Essai 1890)
Oui, il viendra un jour où l’humanité ne croira plus, mais où elle saura; un jour où elle saura le monde métaphysique et moral, comme elle sait déjà le monde physique; un jour où le gouvernement de l’humanité ne sera plus livré au hasard et à l’intrigue, mais à la discussion rationnelle du meilleur et des moyens les plus efficaces de l’atteindre.
Le livre le plus important du XIXe siècle devrait avoir pour titre: Histoire critique des origines du christianisme.
ROSTAND Jean
Avoir l’esprit ouvert, n’est pas l’avoir béant à toutes les sottises.
ROSMER Alfred
Moscou sous Lénine 1921
Sur un obélisque dressé à l’entrée des jardins du Kremlin, on pouvait lire les noms des précurseurs du communisme, des défenseurs de la classe ouvrière, et ce qui m’avait frappé, c’était l’ “ éclectisme ” qui avait présidé au choix des noms ; les “ utopistes ” étaient tous là, et ce qui devait paraître plus étonnant, Plékhanov y était aussi ; la violence des polémiques et l’âpreté des controverses n’empêchaient donc nullement de reconnaître l’apport, la contribution d’adversaires de doctrine à la cause de l’émancipation humaine. Enfin j’avais encore un autre exemple de cette “ tolérance ” imprévue des farouches bolchéviks. Au début de la Révolution d’Octobre, l’exubérance révolutionnaire se manifesta de toutes les façons et dans tous les domaines, notamment dans la peinture et la sculpture ; les peintres avaient pris possession de toute une partie de la Tverskaïa, et en 1920, on pouvait encore voir, gravés dans les murailles, des médaillons de grands révolutionnaires ; celui de Kropotkine se trouvait en bonne place, dans le voisinage du Grand-Théâtre.
ROUSSEAU Jean-Jacques
« À l'égard de l'égalité, il ne faut pas entendre par ce mot que les degrés et de richesse soient absolument les mêmes ; mais que, quant à la puissance, elle soit au-dessous de toute violence et ne s'exerce jamais qu'en vertu du rang et des lois ; quant à la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre... Voulez-vous donner à l'État de la consistance, rapprochez les degrés extrêmes autant qu'il est possible ; ne souffrez, ni des gens opulents ni des gueux... C'est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l'égalité, que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir. » (Contrat social)
Dans le Contrat social, il écrit que le peuple ne doit pas laisser à quiconque, même élu par lui, la discussion et son vote : « Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle. » Ou encore : « Si le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort ; il ne l'est que durant l'élection des membres du Parlement ; sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. » Et encore : « Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants ; ils ne sont que ses commissaires. »
Bertrand Russell
( Religion and Science, Oxford, Oxford University Press, 1961, pp. 221-222)
« N'y a-t-il pas quelque chose d'un peu absurde dans le spectacle d'êtres humains qui tiennent devant eux un miroir et qui pensent que ce qu'ils y voient est tellement excellent que cela prouve qu'il doit y avoir une Intention Cosmique qui, depuis toujours, visait ce but...Si j'étais tout-puissant et si je disposais de millions d'années pour me livrer à des expériences, dont le résultat final serait l'Homme, je ne considérerais pas que j'aurais beaucoup de raisons de me vanter. »
SCHOPENHAUER Arthur (le monde comme volonté… page 1076)
(…) Spinoza avait des raisons toutes spéciales de donner ce nom [Dieu] à sa substance unique ; il devait au moins sauver le mot sinon la chose. Le souvenir était tout frais encore des bûchers de Giordano Bruno et de Vanini, victimes immolées à un Dieu en l’honneur duquel, sans comparaison aucune, avait coulé le sang de plus plus d’hommes que sur les autels de tous les dieux païens des deux hémisphères réunis. Quand donc Spinoza appelle le monde Dieu, c’est exactement, et rien de plus, comme Rousseau qui, dans le Contrat social, ne manque jamais de nommer le peuple « souverain ».
« Son identification du monde avec Dieu n’a que ce seul sens négatif. Car appeler le monde Dieu, ce n’est pas l’expliquer.
Ethique
« …la volonté de Dieu, cet asile de l’ignorance.
… détruire l’ignorance, c’est détruire l’étonnement stupide. »
Le bonheur n’est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même.
Deus sive natura .
Texte de sa condamnation pour hérésie par la communauté juive
"Ne pouvant porter remède à cela, recevant par contre chaque jour de plus amples informations sur les horribles hérésies qu'il pratiquait et enseignait et sur les actes monstrueux qu'il commettait et ayant de cela de nombreux témoins dignes de foi qui déposèrent surtout en présence dudit Spinoza qui a été reconnu coupable ; tout cela ayant été examiné en présence de Messieurs les rabbins, les Messieurs du Maamad décidèrent que ledit Spinoza serait exclu et écarté de la nation d'Israël à la suite du herem que nous prononçons maintenant en ces termes :
"A l'aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté en présence de nos saints livres et des six cent treize commandements qui y sont enfermés. (...) Qu'il soit maudit le jour, qu'il soit maudit la nuit ; qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille. Qu'il soit maudit à son entrée et qu'il soit maudit à sa sortie. Veuille l'Eternel ne jamais lui pardonner. Veuille l'Eternel allumer contre cet homme toute sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi ; que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu'il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d'Israël l'affligeant de toutes les malédictions que contient la Loi." La fin du document parachève la rupture : "Sachez que vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation ni écrite ni verbale. Qu'il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l'approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits."
"Ne pouvant porter remède à cela, recevant par contre chaque jour de plus amples informations sur les horribles hérésies qu'il pratiquait et enseignait et sur les actes monstrueux qu'il commettait et ayant de cela de nombreux témoins dignes de foi qui déposèrent surtout en présence dudit Spinoza qui a été reconnu coupable ; tout cela ayant été examiné en présence de Messieurs les rabbins, les Messieurs du Maamad décidèrent que ledit Spinoza serait exclu et écarté de la nation d'Israël à la suite du herem que nous prononçons maintenant en ces termes :
"A l'aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté en présence de nos saints livres et des six cent treize commandements qui y sont enfermés. (...) Qu'il soit maudit le jour, qu'il soit maudit la nuit ; qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille. Qu'il soit maudit à son entrée et qu'il soit maudit à sa sortie. Veuille l'Eternel ne jamais lui pardonner. Veuille l'Eternel allumer contre cet homme toute sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi ; que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu'il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d'Israël l'affligeant de toutes les malédictions que contient la Loi." La fin du document parachève la rupture : "Sachez que vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation ni écrite ni verbale. Qu'il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l'approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits."
SYLLOGISME : raisonnement purement formel, étranger au réel.
IONESCO, Rhinocéros, I, p. 44 et p. 46
.LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur. Voici donc un syllogisme exemplaire. Le chat a quatre pattes. Isidore et Fricot ont chacun quatre pattes. Donc Isidore et Fricot sont chats.
LE VIEUX MONSIEUR, au Logicien. Mon chien aussi a quatre pattes.
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur. Alors, c'est un chat (...)
LE LOGICIEN, au Vieux Monsieur. Autre syllogisme : tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.
LE VIEUX MONSIEUR.Et il a quatre pattes. C'est vrai, j'ai un chat qui s'appelle Socrate.
THIERS Adolphe: "L'enseignement primaire ne doit pas être à la portée de tous. Quand le paysan est instruit, il ne veut plus tenir la charrue."
"Le clergé enseignera tout le nécessaire : lire, écrire, compter, et cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est sur la Terre pour souffrir et non pour jouir."
Il faut faire payer les pauvres, ils sont si nombreux
Toqueville
(T.l, pp. 266-267)
«Les princes avaient pour ainsi dire matérialisé la violence; les républiques démocratiques de nos jours l’ont rendue tout aussi intellectuelle que la volonté humaine qu’elle veut contraindre. Sous le gouvernement absolu d’un seul, le despotisme, pour arriver à l’âme, frappait grossièrement le corps; et l’âme, échappant à ces coups, s’élevait glorieuse au-dessus de lui; mais dans les républiques démocratiques, ce n’est point ainsi que procède la tyrannie; elle laisse le corps et va droit à l’âme. Le maître n’y dit plus: vous penserez comme moi ou vous mourrez; il dit: Vous êtes libres de ne point penser ainsi que moi; votre vie, vos biens, tout vous reste; mais de ce jour vous êtes un étranger parmi nous. Vous garderez vos privilèges à la cité, mais ils vous deviendront inutiles; car si vous briguez le choix de vos concitoyens, ils ne vous l’accorderont point, et si vous ne demandez que leur estime, ils feindront encore de vous la refuser. Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l’humanité. Quand vous vous approcherez de vos semblables, ils vous fuiront comme un être impur; et ceux qui croient à votre innocence, ceux-là mêmes vous abandonneront, car on les fuirait à leur tour. Allez en paix, je vous laisse la vie, mais je vous la laisse pire que la mort. Les monarchies absolues avaient déshonoré le despotisme; prenons garde que les républiques démocratiques ne le réhabilitent, et qu’en le rendant plus lourd pour quelques-uns, elles ne lui ôtent, aux yeux du plus grand nombre, son aspect odieux et son caractère avilissant»
UNICEF
Rapport : La Situation des enfants dans le monde, 1997, les enfants au travail.
“Un travail inoffensif pour les adultes peut être extrêmement nocif pour les enfants. Le travail peut compromettre les aspects suivants du développement de l’enfant: son développement physique, notamment dans son état de santé général, dans la coordination, dans la force, dans la vision et dans l’ouïe; son développement cognitif lecture, écriture et calcul; son développement psychologique (...). Les atteintes physiques sont bien sûr les plus faciles à constater. Porter de lourdes charges ou rester assis pendant de longues heures dans des positions peu naturelles risque de handicaper définitivement des corps en pleine croissance.”
USA
devise devenue officielle seulement dans les années 1950 avec le triomphe du maccarthysme.
In God we trust
La misère attachée à notre espèce subordonne un homme à un autre homme; ce n'est pas l'inégalité qui est un malheur réel, c'est la dépendance[…] L'égalité est donc à la fois la chose la plus naturelle et en même temps la plus chimérique.
L'analogie m'apprend que les bêtes étant faites comme moi, ayant du sentiment comme moi, des idées comme moi, pourraient bien être ce que je suis.
VOLTAIRE, in LAFAYE, Suppl., p. 170.